Collaborations scientifiques

IMEV - A la recherche des métaux rare dans l'Océan

Et plus particulièrement du Lithium.

Nous vivons une époque étrange où notre conscience environnementale grandit et profite paradoxalement à de nombreuses industries. Celles des objets connectés et de la mobilité électrique alimente depuis une décennie une consommation exponentielle de Lithium.

Nous estimons que la production de Lithium devait connaitre une augmentation de production de 3 à 7 fois d'ici 2050.

Pourtant, déjà très répandu aujourd'hui, seulement 1% du Lithium est recyclé. 99% finit donc dans des décharges où à force de vent, d'UV, de chocs etc... le lithium rejoint les cours d'eau, les nappes phréatiques et l'Océan.

C'est donc naturellement que nous nous sommes mis à la disposition de Nathalie Vigier, qui coordonne un projet de l’Agence Nationale de la Recherche (ISO2MET), qui consiste à étudier l’impact du lithium et d’autres métaux traces sur les organismes marins. 

Basés au "LOV" (Laboratoire d'Océanographie de Villefranche sur Mer) dans les Alpes Maritimes, Nathalie et son équipe ont centré leur étude du Lithium sur l'analyse des animaux "filtreurs" ou "bi-valves".

Huitres, Moules, Coquille Saint-Jacques etc... sont de cette catégorie d'animaux qui filtrent l'eau de mer pour se nourrir et captent autant leur nourriture que les pollutions, dont le Lithium.

UN PROTOCOLE STRICT !

Afin de participer à la recherche, nous effectuerons régulièrement des prélèvements en mer d'animaux filtreurs et les conditionneront de façon à les envoyer au laboratoire sans contaminations ou dégradations.

Pour se faire, nous nous sommes rendus au laboratoire et avons été formé aux techniques de dissection et d'échantillonnage.

En plus de remplir assidûment un journal très précis, nous séparerons les parties molles des parties dures, les feront déshydrater dans un dessiccateur puis mettrons sous vide les échantillons étiquetés en attente de leur envoi pour analyse. 

Cette démarche sera chronophage et parfois difficile, mais l'axe de recherche est tellement sensible et important que c'est une très grande fierté pour tout l'équipage de participer à ce travail tout autour de la planète.